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Conséquences naturelles ou punition ?

dimanche 14 août 2022 il est 10h39

De nombreuses personnes associent négativement le mot « conséquence » à la punition et à la cruauté. Cependant, une conséquence n’est pas toujours une forme de punition.

En fait, la loi des conséquences involontaires fonctionne sans l’aide des adultes.

Vous comprendrez mieux les deux concepts de « conséquences naturelles » et de « punitions » à la fin de cet article.

Les conséquences naturelles sont… à expliquer.

Lorsque des actions sont entreprises, elles ont des conséquences naturelles. (Lié à la prévention des erreurs) On permet à l’enfant d’apprendre de ses propres erreurs plutôt que de lui infliger une punition prédéterminée.

Dans le premier scénario

Votre enfant insiste pour jouer dehors sans veste malgré le temps frisquet.

Dès qu’ils mettent le pied dehors, le froid devient intolérable. Ils doivent retourner à l’intérieur et prendre leur manteau, et c’est ce qu’ils font.

Votre enfant a pris une décision, et il doit maintenant en assumer les conséquences.

Autre illustration

Vous êtes sur le point de vous lancer dans une promenade dans le quartier, malgré les températures caniculaires. Bien qu’il fasse chaud, votre enfant a tout de même décidé de porter un pull.

Il peut s’agir de son pull préféré ou simplement de sa mauvaise humeur. Elle enlève son pull pendant que vous marchez et vous demande d’en prendre soin.

Comme elle a pris la décision consciente de porter un pull, vous ne voudriez pas lui ôter la charge de le porter. Pendant toute la durée du voyage, elle devra le trimballer.

Troisième exemple

présenter à un enfant des assiettes en verre. Vous lui avez montré comment les transporter correctement et souligné leur caractère délicat. Mais pour vous « tester », elle prend une assiette et la brise sur le sol, comme le ferait n’importe quel enfant.

C’est pourquoi vous devriez probablement lui demander de vous aider à ramasser les éclats de verre sur le sol. (C’est peut-être un résultat inévitable, selon la maturité et la motivation de l’enfant).

Quatrième exemple

Disons que dans le cas numéro quatre, votre enfant détruit le matériel de vie pratique que vous avez mis à sa disposition. Son passe-temps habituel, qui consiste à travailler avec son cadre à boutons, a été remplacé par le fait de le jeter. Elle ne semble pas intéressée à être redirigée.

En raison de son comportement inacceptable, ses cadres à bouton lui ont été temporairement retirés jusqu’à ce qu’elle apprenne, avec votre aide, qu’ils servent à quelque chose et ne doivent pas être jetés.

Cinquième exemple

Votre enfant et vous êtes en train de faire les courses, et elle tire un de ces mignons petits chariots pendant qu’elle vous aide à cocher les articles sur votre liste. Elle vous arrache le chariot des mains et commence à courir pendant que vous la suppliez d’arrêter.

Vous essayez de lui expliquer qu’en s’enfuyant, elle se met en danger, tout comme les personnes ou les objets qu’elle pourrait rencontrer, mais elle fait une crise de colère typique des tout-petits et continue de courir.

Une punition appropriée serait de lui retirer la possibilité de pousser son chariot. Elle devra être attachée sur le siège de votre chariot d’épicerie standard. Bien qu’il s’agisse d’une conclusion naturelle, elle est traitée d’une manière douce et cohérente avec la méthode Montessori.

Dans ces cas-là, donner à votre enfant une certaine autonomie favorise le sentiment d’agir, réduit la probabilité de luttes de pouvoir et lui donne l’occasion d’apprendre que ses actions ont des conséquences, même négatives.

Permettre à un enfant d’expérimenter les conséquences naturelles ne signifie pas que vous, en tant que parent, n’intervenez jamais, même si un ou deux exemples peuvent donner l’impression d’une « punition ». Il est particulièrement important de s’en souvenir dans toute situation où il existe un risque de préjudice pour autrui ou de destruction de biens.

Qu’est-ce qu’une punition ?

Pour tenter de réduire ou d’éliminer un comportement indésirable chez un enfant, les personnes en charge peuvent avoir recours à la punition. Les punitions peuvent avoir des effets bénéfiques à court terme, mais elles ont aussi des effets secondaires négatifs.

À plusieurs reprises, le comportement indésirable revient après que l’effet de la conséquence se soit dissipé. Parmi les exemples de mesures de ce type, on peut citer la fessée et les temps d’arrêt.

Les temps d’arrêt et les fessées, s’ils fonctionnaient, seraient des punitions uniques. Mais si vous connaissez de tels parents, vous remarquerez qu’ils utilisent toujours les mêmes méthodes de discipline.

Même si une punition était efficace, elle ne serait pas aussi mauvaise que le fait qu’elle n’apprend rien à l’enfant sur les meilleures façons de se comporter. La meilleure façon d’enseigner à un enfant un comportement correct est de lui montrer comment le faire, plutôt que d’énumérer toutes les choses qu’il ne doit pas faire.

Types de sanctions

On parle de punition d’application lorsqu’un parent fait du mal physiquement à un enfant pour le dissuader de se comporter mal. Les punitions d’application (parfois appelées « punitions positives ») comprennent les éléments suivants

  • Crier sur un enfant.
  • Imiter l’action par la coercition.
  • Faire plus de travail.
  • Incorporer des règlements supplémentaires.
  • Donner la fessée.

Dans cette forme de punition, la possession ou l’activité préférée de l’enfant lui est retirée après son mauvais comportement. La punition par exclusion (également connue sous le nom de « punition négative ») peut ressembler à ce qui suit.

  • Le retrait d’un jouet.
  • Ne pas participer à une activité amusante qui avait été discutée ou prévue.
  • L’utilisation des « temps morts » ou le confinement dans la chambre de l’enfant comme forme de punition.

Pourquoi choisir les conséquences naturelles plutôt que la punition ?

Les six premières années de la vie d’un enfant sont cruciales pour le développement de son cerveau. C’est au cours de cette période que se développe la capacité de pensée rationnelle d’une personne.

L’environnement de l’enfant et ses relations avec les personnes qui s’occupent de lui doivent rester positifs, et les conséquences doivent avoir un sens pour lui.

Il s’agit d’un rapide tour d’horizon des conséquences naturelles et des raisons pour lesquelles elles sont préférables aux punitions. Cependant, l’éducation des enfants est beaucoup plus nuancée qu’il n’y paraît à la lecture d’un article superficiel sur Internet.

Permettre à un enfant d’assumer les conséquences de ses actes n’est pas toujours une solution viable. L’acte de s’élancer dans la circulation, etc. Il est important d’être cohérent avec la punition de votre enfant dans ces situations, et de toujours discuter de la situation avec lui afin qu’il puisse affiner ses capacités de raisonnement.

Pour prévenir les actions indésirables (comme courir dans la circulation), il est préférable de laisser les conséquences naturelles (comme la promenade dans le quartier avec votre enfant) se produire :

La promenade autour du pâté de maisons avec votre tout-petit pourrait être écourtée si elle commence à courir au milieu de la rue et à vous ignorer.

Vous avez toujours la possibilité d’apporter une poussette et de poursuivre la promenade avec votre enfant bien attaché à l’intérieur. En tant qu’enfant, il n’aimera pas être limité de cette façon.

Je vous remercie de votre lecture et je prie pour que vous l’ayez trouvée utile.

Vous pouvez lire les 7 idées directrices de l’approche Montessori si vous désirez en savoir plus sur notre approche

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